Le piano est l’un des instruments les plus utilisés dans la musique classique occidentale. Il est très utilisé pour la composition. Le piano est couramment employé dans le classique mais aussi dans d’autres genres musicaux, tels que le jazz, le blues ou le ragtime, ainsi que la salsa. On s’en sert aussi mais moins fréquemment dans le rock’n’roll (Jerry lee lewis, etc.), le rock (Pink Floyd, Queen, Muse, etc.) et dans certains courants pop (ABBA, etc.), il est cependant et de plus en plus souvent remplacé par le synthétiseur.

Historique


Créé au début du XVIIIème par l’italien Bartolomeo Cristofori, à Florence, sous l’appellation de piano forte, le piano naît de l’évolution d’un instrument appelé clavicorde (XVe siècle) et du tympanon (Moyen Âge).

 

Les premiers piano-forte ont particulièrement profité des siècles de travaux et de perfectionnements apportés au clavicorde, notamment par le raffinement des méthodes de construction des structures (en bois à cette époque), ainsi que celles de la conception de la table d’harmonie, du chevalet et du clavier.

La découverte fondamentale de Cristofori est la résolution d’un problème mécanique intrinsèque aux pianos : les marteaux doivent frapper les cordes mais cesser d’être en contact avec elles une fois frappées afin de ne pas étouffer le son ; ils doivent de plus retourner à leurs positions initiales sans rebondir violemment et ceci rapidement pour permettre aux notes d’être répétées à une vitesse satisfaisante.

 

En deux siècles on assistera à un renversement complet du concept d’instrument à cordes frappées : faible tension des cordes, corps sonore léger et audition de la table contre forte tension des cordes, corps sonore lourd et audition de la corde. Néanmoins, comparé au clavicorde, le piano forte amélioré permettait des nuances dynamiques et sonnait bien plus fort, avec une tenue de note plus longue.

 

La facture (La “facture” est la fabrication d’instruments de musique, en particulier d’instruments à clavier. Ce mot vient du latin “factura” qui signifie “façon, fabrication”) de piano-forte connut son essor durant la fin du XVIIIe siècle, avec le travail de l’école viennoise, comptant parmi ses membres Johann Andreas Stein et sa fille Nannette Stein ainsi qu’Anton Walter.

 

Les pianos de style « viennois » étaient fabriqués sans cadre avec seulement un barrage en bois, deux cordes par note, et des marteaux recouverts de cuir. C’est pour des instruments de ce type que sont écrits les concertos et sonates de Mozart. Cet instrument avait un son plus doux et plus clair que celui des pianos modernes, et permettait aussi de tenir les notes plus longtemps.

Durant la longue période s’étendant de 1790 à 1890, le piano forte de l’époque classique va subir de très nombreux changements qui vont l’amener à sa forme actuelle de « piano moderne ».

Description


Le clavier du piano moderne est composé le plus souvent de 88 touches.

Les 52 touches blanches correspondent aux sept notes de la gamme diatonique, et les 36 touches noires aux cinq notes restantes de la gamme chromatique.

Les touches du piano sont généralement faites en épicéa ou en tilleull, bois choisis pour leur légèreté ; sur les pianos de bonne qualité, l’épicéa est généralement préféré.

 

Historiquement, les touches noires étaient recouvertes d’ébène et les touches blanches d’ivoire, la disponibilité de cette dernière matière ayant drastiquement chuté depuis la mise en place de programmes de sauvegarde à destination des éléphants, des matières synthétiques ont dû être créées pour la remplacer.

 

Certains claviers peuvent atteindre ou dépasser les huit octaves comme par exemple le Bösendorfer Imperial et ses 97 touches, conçu selon une suggestion de busoni. Ces touches supplémentaires peuvent être cachées sous un petit couvercle afin de ne pas troubler les pianistes habitués à la disposition à 88 touches. Une autre solution proposée pour éviter d’être désorienté est de colorer ces touches supplémentaires de manière inversée. Seul un très petit nombre de pièces utilisent ces notes, essentiellement des transcriptions d’orgue.

 

D’autres pianos, dits d’étude, peuvent quant à eux ne disposer que de 5 ou 6 octaves. L’immense majorité des partitions écrites pour le piano suppose l’utilisation d’un piano à 88 touches, bien que peu de pièces fassent usage de l’intégralité de cet ambitus.

 

Vidéos


 

 

Chopin : “Minute Waltz” par Daniel Barenboim

 

Rackmaninoff : Chopin Nocturne Op.9 No.2

 

Beethoven : Sonate au clair de lune

Schubert : ave Maria